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Les med-reports sont des résumés ciblés et cliniquement pertinents de webinaires, publications médicales ou d’études. Vous trouverez ci-dessous des med-reports ainsi que des webinaires accrédités en replay, sur des thèmes intéressants.

 
 
 
 
 

 

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Dr Benoit Dutray/Dr Christophe Grandjean

19. Janvier 2023

Les troubles du sommeil chez les enfants avec TSA/TDAH chez les filles

Webinaire du 3 novembre 2022, 18–19 heures

Keywords: TSA, Troubles du sommeil, Mélatonine, Agenda du sommeil, TDAH, TDAH chez les filles, Tests cognitifs habituels, Signes mineurs

Dr Benoit Dutray

Dr Benoit Dutray
Psychiatre psychothérapeute
pour enfant et adolescents FMH

Les troubles du sommeil chez les enfants avec TSA

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Take Home Messages
  • Jusqu’à 60–80% des enfants TSA présentent des troubles du sommeil.1, 2 Deux catégories se présentent très fréquentes : retard d’endormissement et réveils nocturnes.3, 4
  • En conséquence d’un sommeil insuffisant, il peut y avoir une aggravation des symptômes principaux du TSA et également des comorbidités, comme par ex. les troubles anxieux, la dépression et l’irritabilité.5, 6
  • Il est reconnu qu’il existe une perturbation de la sécrétion circadienne de la mélatonine chez les enfants TSA.7, 8 Cette perturbation est un facteur physiopathologique important de l’insomnie chez eux.9
  • Lorsque les patients se présentent avec des troubles du sommeil, il est important d’éliminer les autres causes possibles (épilepsie nocturne, apnée du sommeil, syndrome des jambes sans repos, troubles gastro-intestinaux etc.).10 Un agenda du sommeil tenu par les parents est utile pour diagnostiquer et caractériser plus précisément le trouble du sommeil.
  • Chez les enfants autistes, la thérapie non pharmacologique classique (psychoéducation) est souvent moins efficace que chez les patients non autistes.9
  • L’administration de mélatonine exogène est la thérapie pharmacologique recommande en premier ligne et souvent un moyen efficace et bien tolérée comme traitement de l’insomnie chez les enfants autistes.9, 10
  • Le mode d’administration de la mélatonine dépend de la présentation des troubles du sommeil (mélatonine à libération prolongée ou pas).11 La forme galénique peut également être un facteur important. En plus les enfants autistes, en particulier, peuvent être très sensibles au goût et à l’odeur.9
  • Un médicament à base de mélatonine à libération prolongée (par exemple Slenyto®) améliore la latence d’endormissement (comme la Mélatonine à libération immédiate) mais également le maintien du sommeil et la durée totale du sommeil nocturne.9, 4

Références

  1. Jequier Gygax, Marie et al. (CHUV Lausanne): Aetheologische Faktoren und Komorbiditäten der Autismus-Spektrum-Störungen; Paediatrica, Vol 28, Nr. 2, 2017.
  2. Richdale AL, Schreck KA. Sleep problems in autism spectrum disorders: prevalence, nature, & possible biopsychosocial aetiologies. Sleep Med Rev. 2009 Dec; 13 (6): 403–11. doi: 10.1016/j.smrv.2009.02.003. Epub 2009 Apr 24. PMID: 19398354.
  3. Cortese, Samuele et al. «Sleep Disorders in Children and Adolescents with Autism Spectrum Disorder: Diagnosis, Epidemiology, and Management.» CNS drugs vol. 34, 4 (2020): 415–423. doi:10.1007/s40263-020-00710-y.
  4. Schröder, C M et al. «Approches thérapeutiques des troubles du sommeil et des rythmes chez l’enfant avec TSA» [Therapeutic approaches for sleep and rhythms disorders in children with ASD]. L’Encephale vol. 48, 3 (2022): 294–303. doi: 10.1016/j.encep.2021.08.005.
  5. Veatch et al. Shorter Sleep Duration is Associated with Social Impairment and Comorbidities in ASD, Autism Res 2017; Jul; 10 (7): 1221–1238.
  6. Yavuz-Kodat et al. Disturbances of Continuous Sleep and Circadian Rhythms Account for Behavioral Difficulties in Children with Autism Spectrum Disorder, J. Clin. Med. 2020, 9, 1978; doi:10.3390/jcm9061978.
  7. Melke, J et al. «Abnormal melatonin synthesis in autism spectrum disorders.» Molecular psychiatry vol. 13, 1 (2008): 90–8. doi:10.1038/sj.mp.4002016.
  8. Tordjman, Sylvie et al. «Day and nighttime excretion of 6-sulphatoxymelatonin in adolescents and young adults with autistic disorder.» Psychoneuroendocrinology vol. 37, 12 (2012): 1990–7. doi:10.1016/j.psyneuen.2012.04.013.
  9. Schroder et al. (2021), Pediatric prolonged-release melatonin for insomnia in children and adolescents with autism spectrum disorders, Expert Opinion on Pharmacotherapy.
  10. Banaschewski T et al. (2021), Practice Tools for Screening and Monitoring Insomnia in Children and Adolescents with Autism Spectrum Disorder, Journal of Autism and Developmental Disorder.
  11. Lalanne, Sébastien et al. «Melatonin: From Pharmacokinetics to Clinical Use in Autism Spectrum Disorder.» International journal of molecular sciences vol. 22, 3 1490. 2 Feb. 2021, doi:10.3390/ijms22031490.

Les professionnels peuvent demander les références mentionnées.

Information professionelle abrégée SLENYTO
C :
Comprimés à libération prolongée à 1 mg/5 mg de mélatonine. I : Pour le traitement de troubles du sommeil (insomnie) chez les enfants et les adolescents âgés de 2 à 18 ans, présentant un trouble du spectre de l’autisme (TSA) et/ou un syndrome de Smith-Magenis, lorsque les mesures d’hygiène du sommeil ont été insuffisantes. P : La dose initiale recommandée est de 2 mg. En cas de réponse insuffisante, la dose doit être augmentée à 5 mg. La dose maximale est de 10 mg. Des données sont disponibles pour un traitement d’une durée allant jusqu’à 2 ans. Le patient doit être surveillé à intervalles réguliers (au moins tous les 6 mois) afin de vérifier que Slenyto est toujours le traitement le plus approprié. CI : Hypersensibilité à la substance active ou à l’un des autres composants. PR : Slenyto peut entraîner une somnolence. L’administration de Slenyto est déconseillée ou contre-indiquée chez les patients présentant une maladie auto-immune, une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares). EI : Fréquents : sautes d’humeur, agressivité, irritabilité, somnolence, céphalée, endormissement soudain, sinusite, épuisement et fatigue matinale. IA : Médicaments métabolisés par les enzymes CYP1A, fluvoxamine, alcool, benzodiazépines et hypnotiques non-benzodiazépines, thioridazine et imipramine.

Mise à jour de l’information : septembre 2021. Catégorie de vente B. Pour de plus amples informations : www.swissmedicinfo.ch. Neurim Pharmaceuticals AG, Turmstrasse 18, 6312 Steinhausen.

CH-S-2022-11-16-F

Dr Christophe Grandjean

Dr Christophe Grandjean
Pédopsychiatre FMH
Médecin spécialiste en psychiatrie et psychothérapie pour enfants et adolescents

TDAH chez les filles

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* En raison d’un problème technique, les trois dernières diapositives de présentation n’ont pas pu être affichées. Vous pouvez les télécharger et les voir en format PDF. Nous vous prions de nous excuser et vous remercions de votre compréhension.

Take Home Messages
  • Le diagnostic du TDAH est posé en moyenne entre neuf et treize ans chez les filles, ce qui est nettement plus tard que chez les garçons (entre cinq et huit ans).12
  • Les filles sont plus matures au même âge et ont des stratégies d’adaptation plus efficaces, qui masquent les symptômes de TDAH.12, 13, 14
  • Elles manifestent moins d’hyperactivité et dérangent moins, ce qui explique qu’elles soient testées tardivement. Il y a plutôt des signes mineurs d’une agitation générale (p. ex. fréquentes sanctions pour bavardages incessants ou besoin de tripoter un objet).12, 13, 14
  • Les difficultés relationnelles sont souvent plus fréquentes que chez les garçons : réactions émotionnelles impulsives, mais aussi peine à rester attentives et changements de sujet inopinés dans des conversations suivies, regard ailleurs, ce qui provoque des conflits.12
  • Des signes de déficit d’attention prédominent : maladresse avec les objets, désordres, pertes d’affaires, oublis, arrivées tardives, signes de dyslexie/dysorthographie. Mais par ailleurs souvent bonne élève imaginative, créative, enthousiaste, entreprenante, généreuse et originale.12, 13, 14
  • Un dépistage et une prise en charge plus précoces, même en l’absence de catastrophe scolaire ou de gros problèmes éducatifs, pourraient prévenir l’épuisement et l’érosion progressive de l’image de soi, autant chez la fille que chez ses parents.12, 13
  • Les tests cognitifs habituels comme le WISC, faits lors de séances de moins d’une heure chez des psychologues, peuvent très bien passer à côté d’un TDAH. Le diagnostic reste d’abord clinique, mais reposant sur une anamnèse détaillée, incluant les parents et les enseignants. Consulter cahiers et agendas scolaires est aussi très utile.12, 13, 14

Références

  1. Jacobson, R. How to help girls with ADHD. Child Mind Institute, August 2021, https://childmind.org/article/how-to-help-girls-with-adhd/.
  2. DSM-5, Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, 2015. Elsevier Masson SAS. ISBN : 978-2-294-73929-3.
  3. Femmes avec TDAH, Salmon Pharma GmbH, 2022 https://medice.com/api/de-ch/service/downloads/nouveau_femmes-avec-tdah_b01fr-septembre-2022.pdf.

Les professionnels peuvent demander les références mentionnées.

Information professionelle abrégée Attentin®
P :
Dexamfetamini sulfas. I/P : Pour le traitement d’un trouble déficitaire de l’attention/hyperactivité (TDAH) des enfants à partir de six ans et des adolescents jusqu’à 18 ans dans le cadre d’une stratégie thérapeutique globale, en cas de réponse insuffisante à un traitement antérieur par le méthylphénidate. P/M : La dose initiale est de 5 mg à 10 mg par jour. Si nécessaire, la dose quotidienne peut être augmentée toutes les semaines par paliers de 5 mg. La dose quotidienne maximale est de 20 mg, dans de rares cas, des doses de 40 mg soient nécessaires chez des enfants plus âgés. Le moment de la prise doit être choisi en fonction de l’intensité des symptômes au cours de la journée. C : Hypersensibilité connue à la dexamphétamine ou à l’un des autres composants, hypersensibilité ou idiosyncrasie connues aux amines sympathomimétiques, glaucome, phéochromocytome, inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO), hyperthyroïdie ou thyréotoxicose, anxiété et états d’excitation, dépression grave, anorexie mentale/troubles anorexiques, tendance suicidaire, symptômes psychotiques, troubles affectifs sévères, manie, schizophrénie, troubles de la personnalité psychopathique/borderline, antécédents familiaux ou diagnostic de syndrome de Gilles de la Tourette ou de dystonies semblables, trouble affectif bipolaire sévère et épisodique (de type I) (mal contrôlé), maladies cardiovasculaires préexistantes, y compris hypertension modérée et sévère, insuffisance cardiaque, maladie artérielle occlusive, angine de poitrine, cardiopathie congénitale importante sur le plan hémodynamique, cardiomyopathies, infarctus du myocarde, arythmies potentiellement mortelles et canalopathies, maladies cérébrovasculaires, porphyrie, actuellement ou dans antécédents une dépendance aux drogues ou un alcoolisme, pendant la grossesse et l’allaitement. I : Inhibiteurs de la MAO, antidépresseurs tricycliques, agents vasopresseurs, antihypertenseurs, antagonistes adrénergiques, lithium, lα-méthylthyrosine, phénothiazine, halopéridol, substances qui abaissent le pH gastro-intestinal, substances qui acidifient les urine, disulfirame, substances qui élèvent le pH gastro-intestinal, substances qui élèvent le pH urinaire, noradrénaline, anticonvulsivants, anticoagulants coumariniques, antidépresseurs, morphine, anesthésiques halogénés, alcool, phénothiazines. E : Arythmie, palpitations, tachycardie, douleurs abdominales, nausées, vomissements, sécheresse de la bouche, réduction de la prise de poids et de la croissance, arthralgie, vertiges, dyskinésie, céphalées, hyperactivité, insomnie, nervosité, comportement anormal, agressivité, états d’excitation, états anxieux, dépression, irritabilité. Liste : A+, admis par les caisses-maladie. T : Salmon Pharma GmbH, Bâle. Des informations plus détaillées sur www.swissmedicinfo.ch (8. 2020).

Information professionelle abrégée Medikinet® MR
P :
Methylphenidati hydrochloridum. I/P : TADH. Pour le traitement du TDAH évoluant depuis l’enfance dans le cadre d’une stratégie thérapeutique globale. P/M : Enfants (> 6 ans) et adolescents : orale 1 x/j pendant ou après le petit-déjeuner. Posologie individuelle, titration de la dose par paliers de 5 ou 10 mg à intervalles d’une semaine, dose journalière maximale de 60 mg. Posologie chez l’adulte : le matin et à midi pendant ou après un repas. Même posologie journalière, si déjà un traitement dans l’enfance ou l’adolescence. Instauration d’un premier traitement chez l’adulte : posologie individuelle, titration soigneuse par paliers de 10 mg à intervalles d’une semaine, avec la dose la plus faible possible. Dose journalière en deux prises, le matin et à midi. Dose journalière maximale de 80 mg. C : crises d’angoisse, tension psychique et agitation prononcées, dépression grave, anorexie mentale, symptômes psychotiques, tendance suicidaire, manie, schizophrénie, trouble de la personnalité borderline, abus d’alcool et de drogue, antécédents familiaux ou diagnostic de syndrome de Tourette, glaucome, hypertrophie prostatique avec formation d’urine résiduelle, phéochromocytome, hyperthyroïdie, troubles du rythme cardiaque, maladies cardiovasculaires préexistantes, maladie artérielle occlusive périphérique, maladies cérébrovasculaires préexistantes, inhibiteurs de la MAO, hypersensibilité connue aux composants, déficit marqué de l’acidité gastrique, antagonistes des récepteurs H2, les inhibiteurs de la pompe à protons ou antiacides. I : Agonistes alpha-2, agents vasopresseur, médicaments sérotoninergiques, anesthésiques halogénés, anticoagulants, anticonvulsivants, antidépresseurs, alcool. E : Rhinopharyngite, anorexie, diminution de l’appétit, prise de poids et de taille modérément réduite, insomnie, nervosité, faiblesse affective, agressivité, excitation, anxiété, dépression, irritabilité, comportement anormal, agitation, troubles du sommeil, bruxisme, céphalées, vertiges, dyskinésie, hyperactivité psychomotrice, somnolence, tremblements, arythmie, tachycardie, palpitations, hypertension, toux, douleurs pharyngées et laryngées, douleurs abdominales, diarrhée, nausées, maux d’estomac, vomissements, sécheresse buccale, dyspepsie, maux de dents, alopécie, prurit, éruptions cutanées, urticaire, arthralgie, pyrexie, sentiment d’agitation, hyperhidrose, ralentissement de la croissance, modifications de la tension artérielle et de la fréquence cardiaque, perte de poids. Liste : A+, admis par les caisses-maladie. T : Salmon Pharma GmbH, Bâle. Des informations plus détaillées sur www.swissmedicinfo.ch (1. 2022).

662022FR Novembre 2022

Le webinaire était sponsorisé par Salmon Pharma GmbH et Neurim Pharmaceuticals AG.